bebesoleilPour le bon déroulement de l’allaitement maternel, il est important de proposer le sein aux signes d’éveil du bébé. Il n’y a pas de temps obligatoire entre deux tétées, chaque bébé a son propre rythme qui évolue au fil du temps. Jusqu’à ses 6 mois, le bébé, ayant accès jour et nuit au sein de sa mère sans restriction,  n’a pas besoin de supplément d’eau.

Bon à savoir : En cas de canicule, le bébé réclame généralement plus de tétées. Cependant, si ce n'est pas le cas, n'hésitez pas à le stimuler en proposant le sein plus souvent. En cas de doute, n'hésitez pas à consulter. 

Cf. Recommandations OMS sur l'allaitement et l'apport en eau chez le bébé de moins de 6 mois

Crédit photo : 123rf


rubanblancLa CoFAM souhaite saluer une belle initiative ! 

Un couple de jeunes parents ingénieurs en agro alimentaire a souhaité interpeller les candidats à l'élection présidentielle au sujet de leurs engagements en matière de politique de l'allaitement en France.

 

thL’objectif des recommandations est d'aider les familles allaitantes à obtenir un espacement optimal entre  les  naissances,  en  sélectionnant  une  méthode  de  contraception  qui  soit  efficace, satisfaisante  pour  la  mère  et  son  compagnon,  et  qui  n’ait  pas  d’impact  négatif  sur
l’allaitement.  Ce  protocole  couvre  les  méthodes  contraceptives  utilisables  pendant l’allaitement sans effets toxiques pour la mère et sans effets a priori sur le nourrisson.Elle apporte également des  données  sur  la  méthode                                           de l’allaitement  maternel  et  de l’Aménorrhée (MAMA).

A télécharger:   La contraception pendant l'allaitement - Recommandations CoFAM - Novembre 2016 - texte court.pdf  

A télécharger:   La contraception pendant l'allaitement - Recommandations CoFAM - Novembre 2016 - texte long.pdf

 


affiche precaritePendant cette période estivale, beaucoup de lieux de distribution alimentaire, permettant notamment d’accéder à du lait en poudre, ferment et ceux qui restent ouverts n'en ont pas assez. La CoFAM donne l'alerte et tient à rappeler l'importance de l'information et du soutien à l'allaitement chez les mères en situation de précarité. Bien plus encore qu'en population générale, le non-allaitement entraine un risque médical pour les enfants, dans des conditions d'hygiènes et de confort aléatoires et souvent déplorables. Nous regrettons les pénuries que rencontrent des associations caritatives pour subvenir aux besoins des familles et tenons à rappeler l'importance de l'allaitement, une ressource précieuse et souvent méconnue (mise en place optimale  du système immunitaire, etc.). 

Une inégalité d'accès à l'information et aux soins relatifs à la maternité :

Pour rappel, la plupart des études constatent que les femmes en situation de précarité, de pauvreté, ou d’exclusion sociale recourent moins à l’allaitement maternel que les autres. Ces femmes souffrent d’un manque d’accès aux informations générales sur l’allaitement maternel et d’accompagnement global sur le terrain, mais aussi d’une certaine forme de disqualification de leur allaitement. Elles manquent souvent de confiance en elles et ont un quotidien compliqué.

La CoFAM interpelle le ministère de la santé et les chefs de service des maternités françaises afin qu’ils veillent à ce que l'information et le soutien en allaitement soient opérationnels, que le personnel dans son ensemble soit conscient des difficultés de terrain rencontrées et assure un soutien de qualité aux femmes en situation de précarité désireuses d'allaiter. Dans le cadre d’un projet d’allaitement, la complémentation en lait artificiel des bébés ne doit relever que d’une nécessité réelle évaluée par un professionnel de santé formé et/ou par un spécialiste de l’allaitement afin d’éviter une diminution de la production de lait. En effet, seul l’établissement d’une bonne lactation assure l’autonomie de ces mères et les meilleures conditions de santé de leurs bébés face aux aléas de distribution.

Il est urgent d'avoir conscience de ces risques et de prendre des dispositions afin qu’aucune femme en difficulté ne sorte aujourd'hui de maternité avec des biberons malgré un projet d’allaitement.

A télécharger : le communiqué de presse en PDF