dsamLa CoFAM soutient l'initiative "Droit à l'Allaitement Maternel", où parents et professionnels de santé interpellent, par une pétition et leur témoignages, le ministère de la Santé afin que les femmes ayant choisi d'allaiter puissent réussir leur projet sans difficultés et sans être confrontées à des conseils inadaptés ou contradictoires.

Vous ttrouverez sur le site Droit à l'allaitement Maternel notre communiqué en faveur de cette intiative ainsi que ci-dessous. 

"La Coordination Française pour l’Allaitement Maternel  (CoFAM) regroupe au plan national les associations, les professionnels de santé, les professionnels de l’enfance et les réseaux périnatals qui oeuvrent pour l’allaitement maternel. En France les femmes qui font le choix d’allaiter rencontrent encore des difficultés pour être accompagnées et aidées par des professionnels compétentsc’est-à-dire formés en allaitement. En effet tous n’ont pas reçu une solide formation en allaitement maternel pendant leurs études ou après. La Cofam déplore ce triste constat : elle pense que chaque projet d’allaitement doit être respecté et soutenu par des professionnels compétents et ce, à tous les niveaux : des pédiatres aux auxiliaires de puériculture, des dentistes aux anesthésistes, des sages-femmes aux pharmaciens, etc....

La CoFAM très sensible à cette question de la formation des professionnels de santé a constitué un groupe de travail chargé de rassembler les informations sur les différentes filières de formation des professionnels et de faire des propositions : elle constate en effet qu’il y a plus d’heures de formation consacrées aux préparations pour nourrissons et à l’alimentation des nourrissons non allaités qu’à l’allaitement maternel. Les bénéfices de l’allaitement et les risques du non-allaitement ne sont pas expliqués suffisamment. Cela induit une inégalité flagrante au regard des conseils et soins prodigués par la suite par ces professionnels aux mères ainsi qu’à leurs bébés.

Les professionnels de santé possédant les formations adaptées au soutien à l’allaitement (Consultants en lactation IBCLC, DIULHAM) ne sont pas facilement identifiables (la publication d’un annuaire n’étant pas autorisée par les différents Conseils de l’Ordre). Par manque de temps ils ne peuvent multiplier les consultations d’allaitement qui sont toujours longues et sont mal rémunérées. Certains professionnels formés exerçant à l’hôpital, en maternité ou en PMI ne sont pas remplacés pendant leurs congés et les postes dédiés à l’allaitement dans ces services publics sont de plus en plus souvent supprimés en premier quand des contraintes budgétaires s’imposent aux services. Ceci est inacceptable.

Aussi, la CoFAM a-t-elle  soutenu la pétition “Droit au soutien à l’allaitement maternel” dès qu’elle a été sollicitée par Mme Delavarenne. Elle reflète en effet le désarroi (parfois la colère) de plus en plus important des femmes qui n’ont pas pu allaiter par manque d’informations objectives et/ou qui ont rencontré des difficultés les ayant obligées à sevrer leur bébé à contrecoeur. Pas par manque de dévouement ou d’implication des professionnels rencontrés mais par manque de formation, de connaissances et de temps.

La recherche sur l’allaitement maternel avance de plus en plus vite, la formation initiale et continue de toutes les professions de santé en rapport avec la petite enfance ne suit pas.
La seule alternative pour les familles à ce jour est de pouvoir se reposer sur les associations  de terrain dynamiques qui oeuvrent bénévolement, avec peu de moyens, pour le soutien de l’allaitement.
Quelle belle chaîne de solidarité verrait alors le jour, si la formation initiale des professionnels de santé était enrichie des nouvelles connaissances sur l’allaitement, si les professionnels compétents avaient le temps nécessaire au soutien à l’allaitement, et si tout établissement (maternités, PMI...) ou toute personne en lien avec les mères ( pédiatre, pharmacien,...) relayait  les informations concernant les associations de soutien. Un travail efficace en réseau pourrait ainsi se mettre en place pour accompagner les parents dans leur projet d’allaitement quel qu’il soit. L’égalité au regard des soins serait alors respectée : chaque femme ayant le droit de bénéficier des meilleurs soins possibles pour son suivi et celui de son enfant, qu’elle allaite ou pas.

La CoFAM"